« La France est en quasi faillite ». Cette phrase prononcée en 2007 par François Fillon, l’actuel Premier Ministre, a créé un fort émoi au sein de la société française. Qu’en est-il réellement de la situation des caisses de l’Etat ?
« Que puis-je faire ? Vous voulez que je vide des caisses…qui sont déjà vides… », quelques mois après la « sortie » retentissante du Chef du gouvernement, ce fut au tour de Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse, d’utiliser une phrase choc pour décrire la situation du budget de l’Etat. Exagération ou réalité ?
Force est de constater que nos politiques, pour une fois, ne font pas preuve de langue de bois lorsqu’il s’agit de parler des finances publiques. Cela fait près de vingt-cinq ans que le pays traîne comme un boulet une dette qui ne cesse d’augmenter. Selon les prévisions, elle dépassera cette année 76% du PIB, soit 1.500 milliards d’euros, un chiffre abyssal. Crise oblige, le gouvernement a dû mettre la main à la poche pour faire face, ce qui a pour conséquence de creuser encore plus le panier…déjà percé. De plus, en période de récession, les recettes sont moins importantes : la collecte de l’impôt des sociétés devrait reculer de 43% en 2010. Plus de dépenses et moins de recettes, on s’attend à des périodes difficiles.
D’ores et déjà, les spécialistes annoncent, qu’en 2011, la dette publique atteindra 84% du PIB. Alors que, selon les critères de Maastricht, le déficit public ne doit pas dépasser 3% du PIB, on atteint aujourd’hui un chiffre deux fois plus important : 8% . Certes la France n’a pas le bonnet d’âne, puisque des Etats comme la Grèce sont dans une situation plus que dramatique. Mais l’Allemagne par exemple a su, malgré un plan de relance coûteux, maîtriser son déficit public : 5% du PIB. Dans son malheur, l’Etat français conserve une signature de qualité ce qui lui permet de financer sa dette publique avec un taux historiquement bas, à la différence de la Grèce qui se trouve dans l’obligation d’emprunter à 6%. Malgré tout, il est urgent de limiter la dette publique.
L’Etat s’est engagé à faire la chasse au gaspillage. A partir de 2011, la France réduira tous les ans son déficit public de 1%, soit 20 milliards d’euros. Les solutions sont multiples : réduction du nombre de niches fiscales, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, relance de la consommation… Mais toutes ces mesures seraient vaines si parallèlement la crise économique perdurait. En effet, la réduction de la dette publique s’accompagne nécessairement d’une relance de la croissance, pour permettre à l’Etat d’augmenter ses recettes.
Et puis 76 % du PIB, ce n’est pas très grave quand on se souvient que le Royaume-Uni au sortir de la deuxième guerre mondiale avait atteint… 300% du PIB.




Bonjour, Pourriez-vous préciser la différence entre dette publique et déficit public ? Merci.
Bonjour Georges, Merci pour votre commentaire. La dette publique est la dette de l'Etat. C'est l'ensemble des emprunts collectés par l'Etat ainsi que de ses colléctivités locales et de la Sécurité Sociale. Le déficit par contre c'est la différence entre les dépenses et les recettes de l'Etat. J'espere avoir répondu à votre question; Bien à vous Chaker Nouri
Bonjour, Pourriez-vous préciser la différence entre dette publique et déficit public ? Merci.