L’assurance vie, le placement préféré des Français. Les chiffres sont sans appel : l’encours a atteint 1 257 milliards d’euros en 2009. Analyse d’un produit tant aimé par les épargnants.
Défiscalisé, souple, rémunérateur, sans plafond. Ce produit de prévoyance possède des atouts qui ne peuvent laisser insensibles les investisseurs. Il répond à plusieurs besoins : préparer sa retraite, financer les études des enfants, transmettre son patrimoine hors droits de succession, constituer ou valoriser un capital… Pour profiter de ces nombreux privilèges, nul besoin d’investir des sommes importantes. Plusieurs établissements financiers permettent une prise de date avec un minimum de 35 euros, et certaines banques offrent même à leurs jeunes clients différents avantages : pas de frais d’entrée, versement régulier possible à partir de 15 euros. Des clients chouchoutés ! Pour une réponse très simple, l’assurance vie constitue une véritable niche pour les financiers : un contrat fidélisant. En effet, c’est une épargne à long terme car le client est tenu de conserver son contrat jusqu’à la huitième année pour bénéficier d’une sortie défiscalisée. Mais il est possible d’effectuer des rachats totaux ou partiels avant l’échéance fiscale ; avec deux fenêtres de sorties :
Un retrait avant 4 ans, l’assuré sera fiscalisé sur les intérêts du capital. Il peut opter soit pour l’impôt sur le revenu, soit pour le prélèvement forfaitaire libératoire – PLF (35%). Si le rachat intervient entre 4 et 8 ans, le choix reste le même que celui de la première fenêtre de sortie sauf que le PLF sera de l’ordre de 15%. Après 8 ans, au-delà de 4.600 euros d’intérêts pour une personne seule ou 9.200 euros pour un couple, le titulaire est soumis à l’impôt sur le revenu ou le PLF (7,5%). Dans tous les cas de figures, l’assuré devra s’acquitter des prélèvements sociaux (12,1%).
Outre sa fonction de produit défiscalisé, ce sont aussi ses rendements qui intéressent les épargnants.
Naguère, le souscripteur n’avait pas le choix. Seul le contrat dit « fonds euros » était proposé : une formule sans risque et avec un rendement qui s’approche des rendements obligataires. Aujourd’hui, le client peut dans un même contrat (multi supports) investir sur plusieurs marchés : obligataire, action et monétaire. Selon sa situation patrimoniale et l’objectif recherché, il orientera sa stratégie d’investissements. Par exemple, un client senior qui souhaite valoriser un capital pour le transmettre à son décès optera pour le fonds euros (sécurité). Celui qui désire constituer une épargne pour son enfant en bas âge privilégiera une formule action. Fort heureusement, la formule d’investissement au départ du contrat n’est pas figée puisqu’on peut allégrement passer d’un fond à un autre, faire ce qu’on appelle dans le jargon financier un « arbitrage ». Et certaines banques et assurances proposent des sortes de packagings : dynamique, équilibré, et sécurité…des investissements clés en main.
Qu’en est-il aujourd’hui des rendements ? Le fonds euros, en moyenne, a versé 4% pour l’année 2009. Quant aux fonds actions, ils se sont très bien comportés : entre 20% et 140% selon les différents établissements.
Quoi qu’il en soit, que vous optiez pour de la sécurité ou du dynamisme…l’important c’est de posséder une assurance vie. Un placement multi supports…et multifonctions.



